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Niveau exigé · Naturalisation

Niveau de langue pour la naturalisation : B1 à l’oral, A2 à l’écrit

Pour la naturalisation ordinaire, le droit fédéral demande au minimum B1 à l’oral et A2 à l’écrit. Voici les preuves acceptées, les exceptions prévues et les cantons qui exigent davantage, vérifiés sur leurs sites officiels.

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Le minimum fédéral : B1 à l’oral, A2 à l’écrit

La loi sur la nationalité (LN) fait des compétences linguistiques un critère d’intégration (art. 12 LN). L’ordonnance (OLN) fixe le niveau : le candidat doit justifier de connaissances orales d’une langue nationale équivalant au moins au niveau B1 du CECR, et de compétences écrites du niveau A2 au minimum (art. 6 OLN).

Ce sont des minimums. La FAQ du SEM sur la nationalité le dit clairement : les cantons peuvent prévoir des niveaux plus élevés. L’ordonnance parle d’une langue nationale ; c’est votre canton qui précise laquelle il accepte. Demandez-le à votre commune avant de vous inscrire au test.

Ces niveaux concernent la naturalisation ordinaire, dont la demande se dépose auprès de la commune ou du canton. La naturalisation facilitée, par exemple celle du conjoint d’une personne suisse, relève du SEM : selon sa FAQ sur les compétences linguistiques, l’aptitude à communiquer dans la vie quotidienne y est évaluée lors d’un entretien. La FAQ de fide pour les autorités indique que le test fide est aussi reconnu pour cette procédure.

Quel niveau pour votre démarche ?

Choisissez votre démarche : vous voyez le niveau minimal exigé par le droit fédéral, et votre niveau indicatif si vous avez fait le test.

Ce que signifient B1 à l’oral et A2 à l’écrit

B1 à l’oral, c’est se débrouiller dans la plupart des situations de la vie quotidienne et pouvoir parler d’un sujet de façon suivie. Au test fide, vous devez par exemple :

  • raconter une expérience personnelle, avec un début, des étapes et une fin ;
  • expliquer une démarche, comme inscrire un enfant à l’école ou annoncer un déménagement ;
  • donner les avantages et les inconvénients d’une situation et dire ce que vous en pensez ;
  • réagir à une situation imaginaire et justifier votre choix.

A2 à l’écrit, c’est comprendre une lettre simple d’une autorité ou d’une association, remplir un formulaire détaillé et répondre à un courriel en traitant les points demandés : confirmer un rendez-vous, poser une question, proposer une autre date.

Les preuves acceptées

Selon l’art. 6, al. 2, OLN, la preuve est réputée fournie si vous :

  • parlez et écrivez une langue nationale qui est aussi votre langue maternelle ;
  • avez fréquenté l’école obligatoire dans une langue nationale pendant au moins 5 ans ;
  • avez suivi une formation du degré secondaire II ou tertiaire dans une langue nationale ;
  • présentez une attestation de langue fondée sur une procédure conforme aux normes de qualité reconnues : le passeport des langues du test fide, ou un certificat de la liste des certificats reconnus du SEM.

Piège

Une simple attestation de participation à un cours de langue ne suffit pas : le SEM le précise dans sa FAQ. Il faut un document qui atteste un niveau. Et attention à la différence avec les permis : pour le permis C, 3 ans d’école dans une langue nationale suffisent ; pour la naturalisation, il en faut 5.

Les exceptions prévues par la loi

L’art. 9 OLN demande à l’autorité de tenir compte de manière appropriée de la situation particulière du candidat qui ne peut pas remplir le critère linguistique, ou seulement difficilement :

  • en raison d’un handicap physique, mental ou psychique ;
  • en raison d’une maladie grave ou de longue durée ;
  • pour d’autres raisons personnelles majeures, par exemple de grandes difficultés à apprendre, à lire et à écrire.

Selon la FAQ du SEM, il faut alors présenter un certificat d’un médecin spécialiste ; l’autorité compétente décide ensuite comment votre situation est prise en compte. Gardez aussi vos attestations scolaires et de cours.

Les cantons qui demandent davantage

Plusieurs cantons alémaniques exigent plus que le minimum fédéral pour la naturalisation ordinaire. Le tableau ci-dessous ne reprend que les exigences vérifiées sur le site officiel du canton en octobre 2026 ; il n’est pas exhaustif. Pour Soleure, le communiqué du canton (4 mars 2025) annonce B2 à l’oral dès le 1er janvier 2026, sans préciser l’écrit.

CantonOralÉcritSource officielle
SchwyzB2B1sz.ch
NidwaldB2B1nw.ch
ThurgovieB2B1tg.ch
ZougB2B1zg.ch
SoleureB2 (dès 2026)non préciséso.ch

Pour les cantons romands, consultez la page naturalisation : nos guides cantonaux y décrivent la procédure de chaque canton, avec ses liens officiels.

À retenir

Le test fide atteste les niveaux A1 à B1, pas au-delà ; le dossier fide aussi s’arrête à B1. Si votre canton exige B2 à l’oral, il vous faut un autre certificat de niveau B2 figurant sur la liste des certificats reconnus du SEM. Vérifiez auprès de votre commune quels certificats elle accepte.

Au test fide : la bonne combinaison

Pour atteindre B1 à l’oral, il faut passer « Parler » et « Comprendre » dans la combinaison A2–B1 et obtenir au moins 79 % de la partie orale. Après les trois tâches A2, les examinateurs vous recommandent une combinaison ; si vous visez la naturalisation, vous pouvez demander A2–B1, mais seulement si vous êtes vraiment prêt.

Pour A2 à l’écrit, les deux combinaisons conviennent. Les seuils publiés par fide sont différents : en A1–A2, A2 demande 76 % de la partie écrite (modules 1 à 3) ; en A2–B1, A2 est atteint dès 39 % (modules 4 à 6, plus difficiles), et B1 dès 73 %. Le calcul complet est expliqué dans notre guide résultat et barème du test fide.

Un seul passeport des langues peut couvrir toute la démarche : il est en principe valable à vie, et il est envoyé par la Poste au plus tard quatre semaines après le test.

La langue n’est qu’une condition parmi d’autres

Selon le SEM, la naturalisation ordinaire demande aussi :

  • un permis C et dix ans de séjour en Suisse ; les années passées entre 8 et 18 ans comptent double, avec au moins six ans de séjour effectif (art. 9 LN) ;
  • une durée de séjour de deux à cinq ans dans le canton et la commune, fixée par le droit cantonal (art. 18 LN) ;
  • une intégration réussie et la familiarité avec les conditions de vie en Suisse ; selon le canton, un test de connaissances ou un entretien vérifie vos connaissances sur la géographie, l’histoire, la politique et la société.

Les émoluments fédéraux sont de CHF 100 pour une personne majeure ; les frais cantonaux et communaux s’y ajoutent. Le cours comprend 720 questions de naturalisation, avec les particularités de 7 cantons. Pour tester vos connaissances dès maintenant, faites le quiz gratuit.

Questions fréquentes

Quel niveau de français faut-il pour la naturalisation suisse ?

Au minimum B1 à l’oral et A2 à l’écrit (art. 6 OLN). Certains cantons demandent davantage : renseignez-vous auprès de votre commune.

Le test fide suffit-il pour la naturalisation ?

Oui si votre canton applique le minimum fédéral : le passeport des langues atteste les niveaux jusqu’à B1. Si votre canton exige B2 à l’oral, il faut un autre certificat reconnu par le SEM.

Cinq ans d’école en Suisse dispensent-ils du test ?

Oui : avoir fréquenté l’école obligatoire dans une langue nationale pendant au moins 5 ans suffit à prouver le niveau selon l’art. 6 OLN. Une formation secondaire II ou tertiaire dans une langue nationale aussi.

Quels cantons exigent B2 à l’oral ?

Parmi les cantons que nous avons vérifiés sur leur site officiel : Schwyz, Nidwald, Thurgovie et Zoug (B2 à l’oral, B1 à l’écrit), ainsi que Soleure (B2 à l’oral depuis 2026). La liste n’est pas exhaustive.

Peut-on être dispensé du niveau de langue ?

L’art. 9 OLN demande de tenir compte d’un handicap, d’une maladie grave ou de longue durée ou de grandes difficultés à lire et à écrire. Il faut des justificatifs, par exemple un certificat médical.

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